Les gestes simples à adopter pour aider la planète

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L'effort global commence par l'effort personnel. Chez soi, dans la vie de tous les jours, sur le chemin du travail ou à table, que peut-on faire pour aider la planète?

Tout commence par l'alimentation. Acheter, se nourrir, jeter. Les habitudes alimentaires peuvent contribuer à encourager un système nuisible ou à défendre au contraire une approche consciente et responsable.

S'adapter aux saisons
Plutôt que de manger des tomates, des aubergines, des fraises, du melon et des courgettes toute l'année, un premier effort consiste à privilégier autant que possible les fruits et légumes de saison produits localement.

Un calendrier utile pour s'y retrouver. 

Viande et poisson
Diminuer les quantités hebdomadaires de viande. Diviser par deux la ration de la semaine serait déjà appréciable. Quant au poisson, il devient urgent de mettre le frein également mais aussi de varier les espèces. Greenpeace rappelle que le thon est dangereusement surconsommé. En réalité, cinq espèces concentrent l'essentiel des ventes: le thon (albacore), le saumon, le cabillaud, la crevette et le colin d'Alaska. De nombreuses autres existent. Il est surtout vital d'opter pour l'élevage bio. Les labels ne garantissent pas toujours la durabilité mais MSC fait partie des plus crédibles. La meilleure solution? Réduire sa consommation. 

Apprendre à cultiver
Créer son potager sans pesticides quand on a la chance d'avoir un jardin ou apprendre à cultiver en ville grâce aux nombreux ateliers gratuits organisés de mars à novembre par Bruxelles environnement

Acheter ses aliments en vrac (adresses ici), ses fruits et légumes (bio) au marché ou chez un producteur local, faire ses courses avec un sac réutilisable. Calculer avec précision les quantités nécessaires pour mieux lutter contre le gaspillage. Conserver ses aliments dans des Tupperware plutôt que de recourir à des mètres d'aluminium ou de film alimentaire. 

Eau et électricité
Dégivrer son congélateur tous les trois mois pour optimiser sa consommation d'énergie. Opter systématiquement pour des lessives à basse température (30 ou 40°c), meilleures pour la préservation des vêtements et de l'environnement. Réduire au maximum l'usage du séchoir électrique. Étendre son linge. Éteindre la lumière superflue et éviter de manière générale les "grandes illuminations" inutiles. Ne rien laisser en "veille". Exploiter la chasse d'eau avec parcimonie: c'est 6 à 12 litres à chaque usage. Fermer le robinet de l'évier lors du brossage des dents. Fermer le robinet de la douche lors du savonnage. Raréfier le bain.

Transports
Prendre le train, le tram, le bus, le vélo, le scooter électrique, la trottinette. Marcher. Penser aux covoiturages. Prendre les escaliers, c'est bon pour la santé. Posséder un véhicule personnel en ville est-il encore indispensable? De nombreuses solutions de mobilité alternative existent: voitures partagées, en libre-service, abonnement à la journée, à la semaine, Drivy, DriveNow, Cambio, Ubeeqo, etc.

Déchets
Préférer un pain de savon à un flacon en plastique. Oublier définitivement les cotons-tiges, bannis par les ORL et très polluants, éviter l'usage excessifs des mouchoirs en papier et des essuie-tout. Sélectionner du papier-toilette recyclable. Adopter une consommation raisonnable de capsules/dosettes de café ou remplacer la machine par un percolateur, une cafetière italienne ou à piston. Il existe aussi des capsules réutilisables en métal. Venir avec sa tasse à café au bureau pour éradiquer le fléau du gobelet jetable. Abandonner définitivement la bouteille d'eau en plastique. Boire de l'eau du robinet. En Belgique, elle est suffisamment saine et contrôlée. Renoncer aux pailles, sauf celles en inox.   

Atelier "Zéro déchet"
Utiles pour franchir le pas, des ateliers "zéro déchet" bourgeonnent d'ailleurs un peu partout à travers le pays, à l'image de celui de Céline De Schryver (Ecozy) à Bruxelles. Contactée par 7sur7, l'organisatrice a évoqué dans les grandes lignes les objectifs de cette initiative:

Premières pistes
"J'aborde surtout les premières pistes pour se lancer. Je livre des informations pratiques, fournis des solutions quotidiennes pour limiter ses déchets domestiques, que ce soit lors d'achats de courses, de cadeaux, des produits d'hygiène corporelle ou de nettoyage. Je présente également des recettes, sous la forme d'ateliers ludiques, pour préparer sa propre lessive, son déodorant ou son dentifrice", confie Céline De Schryver.

Comment passer le cap
"Mais le but n'est pas d'apprendre à composer ses propres produits, c'est utile mais tout le monde n'a pas forcément de temps à y consacrer. Il s'agit avant tout de disposer d'un grand nombre de pistes pour concrétiser une démarche écologique. Ça passe aussi par la cuisine: comment mieux acheter pour mieux cuisiner et produire moins de déchets. J'aiguille aussi les participants vers des réseaux alimentaires parallèles où l'on peut, notamment, acheter en vrac, sans emballages, mais aussi de manière responsable", ajoute-t-elle.  

Désencombrement
Autre atelier spécifique, celui consacré au désencombrement: "Retourner à l'essentiel pour vivre mieux avec moins, voila ce que propose le Home Organising", détaille la présentation de l'atelier. Comment chasser le superflu et mieux réorganiser sa maison. Une étape primordiale dans la quête du zéro déchet, une "formation" complémentaire donc. 

Complément d'information et réservation sur Ecozy.

Par: rédaction 15/03/19 - 08h30