Les contrôles techniques vont vérifier la présence du filtre à particules

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Les centres de contrôle technique des véhicules vont entamer en juin prochain une phase de test d'une nouvelle procédure visant à vérifier la présence d'un filtre à particules que certaines firmes proposent de retirer en échange de quelques centaines d'euros, a affirmé mardi le ministre flamand de la mobilité Ben Weyts (N-VA).

Le ministre répondait à une question du député Johan Danen (Groen).

On estime que quelque 50.000 véhicules roulent sans filtre à particules en Belgique alors qu'ils en étaient équipés à l'origine. Motif: il est moins onéreux de retirer le filtre que de le remplacer et le retrait pur et simple réduit les erreurs potentielles d'indications de gestion du moteur.

Certaines entreprises proposent sur leur site web de retirer ce filtre.

Selon Johan Daen, les voitures sans filtre à particule polluent "150 fois plus".

Dans sa réponse, Ben Weyts a affiché sa détermination à agir. Il a précisé qu'il avait convenu avec ses homologues des Régions wallonne et bruxelloise de lancer un test au cours duquel la présence d'un filtre à particules sera vérifiée.

D'ici la fin de l'année, quelque 700.000 voitures devraient avoir été soumises au test, dont à peu près la moitié en Flandre. On devrait alors avoir une meilleure vue de l'ampleur du problème. Il sera alors décidé de l'extension ou non de ce contrôle à tous les centres.

Selon M. Weyts, le test pourrait aussi détecter la fraude à l'aide de l'AdBlue, un additif surtout utilisé pour rendre les moteurs moins polluants. Le journal allemand Der Spiegel a récemment fait état d'une suspicion, chez Audi, de réduction d'injection de ce coûteux liquide qui "aspire" le dioxyde d'azote (NO2) en moindre quantité dans le pot catalytique pour en limiter la consommation.

Par: rédaction 22/05/18 - 20h01