Au tour de la Croatie et de l'Angleterre d'arracher leur rêve

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Après vingt et vingt-huit ans d'attente, la Croatie et l'Angleterre retrouvent les demi-finales de la Coupe du monde de football, mercredi soir, au stade Loujniki de Moscou. Si leur Mondial est donc réussi, Croates et Anglais entendent bien aller jusqu'au bout avec des arguments différents. Tous rêvent de défier la France, victorieuse de la Belgique (1-0), mardi soir dans la première demi-finale.

Le talent individuel des joueurs croates n'a jamais été discuté. Les Modric (Real Madrid), Rakitic (FC Barcelone), Lovren (Liverpool) et autre Mandzukic (Juventus) évoluent dans les plus grands clubs européens. Nommé en octobre dernier à peine, le coach Zlatko Dalic a réussi à fédérer le groupe. Premiers du groupe D "de la mort", où ils ont notamment humilié Messi et les Argentins 3-0, les Croates ont ensuite été moins convaincants. Ce ne fut qu'aux tirs au but qu'ils ont écarté le Danemark et la Russie.

Voilà la Croatie à la hauteur de l'équipe de 1998 des Suker (devenu aujourd'hui président de la fédération), Boban, Stanic et Prosinecki qui n'avait chuté en demie que contre la France.

La poursuite de son tournoi dépendra en bonne partie de sa capacité physique à récupérer d'un quart de finale compliqué contre la Russie. C'est justement dans ce domaine que les Anglais peuvent faire la différence. Le jeu aérien en particulier sur phases arrêtées et le contrôle du capitaine-buteur anglais Harry Kane seront l'autre clé du match.

Il est désormais loin le temps des joueurs et coachs anglais arrogants et de leurs supporters violents. Les récentes éliminations au 1er tour au Mondial 2014 (4e de leur groupe) et en 1/8e de finale de l'Euro 2016 par l'Islande (!) ont fait réfléchir. Le discret et modeste sélectionneur Gareth Southgate s'appuie sur une équipe jeune où la seule star (Harry Kane) a le sens du collectif, même s'il est l'actuel meilleur buteur du Mondial (6 buts).

Le jeu est plus pragmatique que séduisant. Le calcul est d'ailleurs de mise comme face aux Diables Rouges afin de se glisser dans la moitié la plus facile de la compétition. Le huitième de finale contre la Colombie a permis de vaincre le syndrome des tirs au but et le quart fut aisé contre une Suède en panne d'arguments. En dépit d'une interminable saison en Premier League, les joueurs anglais arrivent frais et en confiance au moment d'aborder le sprint final.

Par: rédaction 11/07/18 - 06h37